Le projet Kaianishkat

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Kaianishkat (en innu : de génération en génération) est un projet élaboré par Femmes autochtones au Québec (FAQ) et le Service aux collectivités de l’UQAM. Il est financé par le ministère de l’Éducation supérieure, de la Recherche et des Sciences.


Le projet Kaianishkat a deux volets :

  1. La formation de chercheuses communautaires permettant d’initier un réseau de femmes actives et outillées pour documenter les questions qui préoccupent leurs communautés. Elles pourront faire appel à FAQ ou être interpelées par l’organisation sur des enjeux pertinents. Elles pourront également s’épauler entre elles, partager leurs succès et surmonter les obstacles ensemble
  1. Étude de cas : l’identité. Alors que le gouvernement canadien a décidé par des lois, qui serait ou ne serait pas autochtone, il s’agit de voir quelle est la perspective des femmes des communautés sur cette même question. Qu’est-ce qui fait que je suis Innue, Abénaquise, Mohawk? ?

Le résultat espéré du projet :

une fois le projet terminé (2 ans), FAQ aura mis en branle un réseau de femmes capables de documenter des enjeux vécus dans leurs communautés. L’objectif est que FAQ soit plus enracinée dans les communautés et que les préoccupations ou questionnements des femmes soient acheminés plus aisément à l’organisation. Les communautés elles, seront mieux outillées pour déterminer leur propre agenda de recherche en fonction de leurs besoins.
La formation se fera par le biais d’un projet de recherche portant sur l’identité des femmes autochtones. Nous espérons que les résultats permettront de percevoir l’identité autrement qu’à travers les critères imposés par le cadre juridique canadien (Loi sur les Indiens).


Principaux acteurs

Comité d’encadrement : il est l’instance décisionnelle du projet. Il est composé de deux représentantes de FAQ : Viviane Michel (présidente) et de Joanne Ottereyes (analyste politique et juridique). Les représentants de l’UQAM sont Laurent Jérôme, du département des sciences des religions ainsi que de Josée-Anne Riverin, agente de développement au Service aux collectivités de l’UQAM et Marie Léger, coordonnatrice du projet. Ce comité se réunit régulièrement pendant toute la durée du projet.

Comité des sages : il est composé de trois aînées issues de nations distinctes et expertes de leur culture: Mary Coon, attikamekw, Nicole O’Bomsawin, abénakise, et Dianne Ottereyes Reid, crie. Le rôle de ce comité est d’orienter et conseiller l’équipe du projet tant sur l’adaptation des méthodologies de recherche en contexte autochtone que sur les enjeux que peuvent soulever les questionnements liés à l’identité en contexte autochtone. Fortes d’une longue expérience dans les communautés, les membres du comité des sages contribuent à assurer que les interventions sont adaptées culturellement. Le Comité se réunit ponctuellement, de façon à pouvoir accompagner l’ensemble du projet.

Chercheuses communautaires : ce sont des personnes issues des communautés ou du milieu urbain. Au terme du processus, elles seront en mesure d’agir à titre de chercheuses au sein de leur communauté. Elles maîtriseront les connaissances de base pour documenter certaines problématiques et interpeller FAQ. Elles seront membres du réseau créé par le projet et soutenu par la suite par FAQ. Pendant le projet, le rôle des chercheuses sera de mobiliser la communauté sur les questions de l’identité et de coordonner la cueillette de données, l’analyse ainsi que le transfert des résultats. Choisies pour leur intérêt pour la recherche et leur capacité de mobilisation dans leurs communautés, elles reçoivent une formation qui leur permettra de mener des entrevues ou d’animer des groupes de discussion.


Principales étapes du projet

Première étape : identification des chercheuses communautaires (en collaboration avec les comités de femmes ou le Conseil de bande des communautés visées).

Deuxième étape : développement des outils de formation sur la recherche et sur l’identité. Ils prendront la forme de fiches que les chercheuses pourront ensuite modifier et utiliser selon leurs besoins.

Troisième étape : formation pilote avec le personnel de FAQ pour valider les outils et la formation.

Quatrième étape : formation des chercheuses communautaires.

Cinquième étape : réalisation d’ateliers-pratiques dans les communautés incluant entrevues de groupe et/ou entrevues individuelles et analyse des données recueillies.

Sixième étape : organisation d’un atelier regroupant toutes les chercheuses communautaires. Le bilan de l’expérience et les différentes possibilités en termes de diffusions des résultats (œuvre collective, publication d’entrevues, film sur les ateliers, perlage, expo photo, etc.) sont discutés. Cette rencontre sera également l’occasion de consolider le réseau et assurer le maintien du contact entre chercheuses, et avec FAQ, de façon à pouvoir entreprendre de nouvelles recherches sur d’autres thèmes.

Septième étape : présentation des résultats à l’Assemblée générale de FAQ.

Huitième étape : réalisation du volet anglophone (Reprise des étapes 1 à 7)

À la fin du projet, les chercheuses disposeront d’une plateforme Internet qui facilitera la communication et le maintien du réseau au-delà de la conclusion du projet (kaianishkat.org). Les résultats de la recherche seront diffusés dans les communautés.